La fin de mon périple en Amérique du Sud correspond aussi à la moitié du chemin parcouru. Je profite donc des longues heures de transport menant à l'Océanie pour tirer quelques enseignements à mi-parcours. Toutefois, j’éprouve quelques difficultés à prendre un peu de recul, tant la soif de découvrir des horizons nouveaux prime nettement sur le besoin de déjà tirer des conclusions. Néanmoins, je livrerai quelques constatations n'étant pas nécessairement des évidences, au
début du périple.
Partir à la rencontre d'Hommes et de projets de développement fut une chose peu difficille en Afrique. La générosité et la richesse humaine des populations de ce Continent furent à mes yeux une grande révélation. Le Kenya et le Rwanda m'ont apporté une grande richesse de projets, qu'ils soient touristiques, agricoles, éducatifs ou autres.
Un kenyan m'a confié cette phrase essentielle pour essayer de comprendre l'Afrique:" Vous, les occidentaux, vous avez la montre, nous, en Afrique, nous avons le temps."
Dès lors, il faut intégrer une façon de penser aux antipodes de nos systèmes occidentaux. J'ai toutefois rencontré des projets de développement dit "durable" financés par des européens et impliquant les populations locales. Nombreux rivalisent d'idées aussi bonnes les unes que les autres, toutefois, un projet ne peut s'inscrire dans la durée si les populations ne sont pas éduquées.
Quel intérêt de construire un éco-village dans le Maasai Mara, si aucun maasai ne comprend l'enjeu écologique du projet ?
L'éducation provoque l'initiative, c'est ainsi que dans une petite ville d'Amérique du Sud, un bolivien inquiet par la raréfaction de l'eau dans sa région décide d'entreprendre un projet de reforestation. Sur ce même Continent, recélant des trésors de paysage, j'ai aussi découvert un Brésil beaucoup plus développé que je ne l'avais imaginé. Nul doute que ce pays va continuer son expansion et devenir une des grandes puissances mondiales, si ce n'est déjà fait !
%20(Large).JPG)
Mises à part les grandes mégalopoles, tel Rio de Janeiro, je suis surpris de découvrir jusqu’alors, un monde très religieux. La Foi n’a pas de frontière. Je suis aussi très étonné du grand respect existant entre ces différentes religions. La tolérance s’arrête seulement aux personnes qui ne croient pas.
Pour rassurer famille, amis et lecteurs, alors que j’éprouvais des difficultés à entrer au Rwanda par l’Ouganda, j’ai enfin fini par obtenir mon visa, un congolais faisant le voyage avec moi m’a affirmé que mon périple était « béni par l’Eternel»!
Pour finir, les rencontres sont jusqu'alors les plus grandes sources d'enrichissement. Au dela des pays, des continents, les Hommes sont probablement les plus grands trésors. L'une de mes plus belles et étonnantes rencontres eut lieu en Amazonie. Fabuleux moment que d'entendre la réflexion d'un Indien ayant une destinée si éloignée de la mienne : « Au delà de leurs différences culturelles, les Hommes ont une seule et même trame commune. Malgré nos différences, nous sommes tous semblables. »
Rien que pour cela, ce voyage vaut d'être vécu...
