Pour en finir avec Potosi
2009-01-19
par yann
couvent de Santa Teresa
 
  Même si cette ville, n'offre guère de charmes, le temps passé ici aide à comprendre l'histoire de la Bolivie. Au XVII ème siècle, lorsque la ville était plus grande que Paris ou Londres, elle appartenait encore au vice royaume du Pérou. L'expression : "C'est le Pérou" sort directement des mines de Potosi.
  L'art raconte aussi une partie de l'histoire (Voir article "Les origines de la crise").
  Enfin, il est impossible de passer sous silence le couvent de Santa Teresa. De très riches espagnols le firent construire pour y enfermer leur seconde fille, dès qu'elles eurent atteint l'âge de quinze ans. Ceci afin qu'elles prient pour les péchés de toute la famille.
  Pour placer son enfant au couvent, il en coûtait une petite fortune (plus de 6000 dollars en monnaie actuelle). Mais pour ces riches familles espagnoles, l'accès direct à Dieu grace aux prières de leur enfant n'avait pas de prix !
 
  Dès leur entrée, les jeunes filles avaient les cheveux rasés afin de coiffer les statues de la vierge. Leurs vêtements étaient aussi recyclés pour habiller ces statues. Les soeurs ne pouvait parler que deux heures par jour, avant le souper. Le reste du temps, elles brodaient et priaient.
  Des parloirs permettaient aux familles de communiquer avec leur fille sans toutefois pouvoir les voir. Ces riches familles faisaient aussi des dons de grandes oeuvres d'art au couvent. Ces trésors aujourd'hui accessibles, furent cachés plus de trois cent ans.
 
  Je ne pouvais donc pas quitter cette ville sans évoquer le sort tragique de ces jeunes filles enfermées de force, sans pouvoir en sortir de leur vivant.

 


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