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La dernière étape de ce trek est une montée assez facile dans la vallée de Langtang nous menant directement à la frontière tibétaine. Cette vallée a véritablement quelque chose de magique. Pour commencer la faune et la flaure sont d'une incroyable richesse. Puis petit à petit, lorsque la vallée commence à s'élargir, on entre doucement vers un autre pays balayé par les vents. Des yacks et des chevaux cherchent péniblement et en toute liberté un peu de nourriture, des lankurs (babouins à têtes blanches) font des numéros d'équilibristes pour traverser le torrent au coeur de la vallée.
Le grand village de Langtang est probablement le plus spectaculaire dans sa diversité. Les hommes labourent leur terre avec des boeufs tandis que les femmes apportent les éléments organiques et s'occupent des semis. Pendant ce temps, certains récupèrent la laine de yack, d'autres transforment le lait en beurre, tout cela entouré de montagnes crachant parfois quelques chutes d'eau sortant de la roche.
Le parcours est plus accessible, je croise donc sur cette portion du chemin un peu plus de touristes que depuis le départ. Le Népal est actuellement touché dans son tourisme par les effets négatifs de la crise. A part la rencontre d'un groupe sympathique de cinq françaises, nous avions jusqu'alors des auberges vides!
Dans cette vallée de Langtang, je passerai quelques soirées en compagnie d'une famille anglaise avec deux enfants de 11 et 13 ans. Partis depuis trois mois sur les routes en direction de l'Asie, ils projettent de faire le tour de la planète. Déjà aujourd'hui, parents et enfants en ont déjà plein les yeux et la tête.
Les soirées se passent toujours autour du poêle à feu de bois servant aussi à préparer le repas. Mais à 20 heures passées, tout le monde a déjà rejoint son lit. Sans électricité, les rythmes de vie changent considérablement...
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Après cette première période d'acclimatation et quelques jours de pluies orageuses, nous atteignons des sommet himalayens. Alors que nous trouvons refuge dans une auberge au sommet d'un col après avoir gravi 1800 mètres de dénivelé, un orage de neige claque dans la vallée. La résonance est très impressionnante. Nous apprenons aussi que 7 personnes ont été foudroyées la veille, dans un village un peu plus bas.
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Heureusement pour nous, les journées suivantes se feront dans des conditions météorologiques excellentes. Nous pouvons aborder le point culminant de notre périple en toute quiétude. Tus'ter frôle de nouveau avec les 5000 mètres. Certains sont atteints par le mal des montagnes, pour ma part, je suis plutôt atteint par une certaine euphorie. Tus'ter se prête au jeu de la photo et nous redescendons vers le fameux lac sacré de Gosainkunda culminant à 4500 mètres. Selon les Hindouistes, on raconte que le créateur du monde aime à se promener autour de ce lac avec sa femme.
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La descente continue à travers une forêt insensée, peuplée de rhododendrons et de pins. Quelques fleurs rouges et blanches de rhododendrons commencent à éclore avec l'arrivée du printemps. Les montagnes de l'Annapurna nous font face, des cols de plus de 8 000 mètres s'élancent sur cette chaîne de montagne. Chaque journée passée contribue à m'impressionner et à me charmer. A mi parcours, autant Bijay ( mon guide ) que moi semblons dans une bonne forme physique. Nous descendons quelques montagnes en courant, juste pour se faire plaisir ( à retrouver sur la vidéo Népal N°2 ). Trois jeunes garçons d'une dizaine d'années qui ont ponctuellement fui leur village par peur de la campagne de vaccination nous ont repéré descendre la montagne rapidement. Alors qu'ils arborent de vieilles sandales, ils entament une course effrénée avec nous. Ils prennent hélas de tels raccourcis qu'ils nous est impossible de les battre...
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Résumer un trek de quinze jours partant du nord du Népal pour arriver jusqu'à la frontière tibétaine par la vallée de Langtang n'est pas chose facile tant ce fut encore une aventure très riche.
Toutefois, le départ a des parfums d'Afrique, puisque cela commence par un trajet en bus où hommes et animaux se côtoient sur des sièges éprouvés. Les pistes cabossées succèdent rapidement au goudron avec parfois plus de personnes sur le toit du bus que dedans. Après un énième Dahl bath, le plat national, nous arrivons enfin à bon port.
Puisque le bus nous dépose au fond de la vallée, impossible de commencer ce trek autrement qu'en montant. Les premiers jours sont donc essentiellement destinés à grimper et à s'adapter progressivement à l'altitude. Nous ne sommes que deux trekkeurs, Bijay ( Mon guide ) et moi. Nous logeons dans des petits villages un peu plus typiques à mesure que nous avançons. Au hasard d'une promenade dans le village de Shermathang où maisons en pierres et cultures en terrasses dessinent toujours le paysage, nous sommes invités à rejoindre une cérémonie bouddhiste honorant l'anniversaire de la mort d'un habitant. Je me retrouve donc assis par terre écoutant les chants bouddhistes des habitants presque tous immigrés tibétains.
Un dahl bath nous est offert suivi de l'horrible thé tibétain ( Thé, eau chaude, sel et beurre de yack). Le mélange est imbuvable pourtant les villageois s'empressent de me resservir. Le thé passé, il faut désormais goûter au roxy (alcool de céréales, essentiellement à base de millet ), le beure de yack flotte encore dans ma tasse. Tasse "Made in China", curieux paradoxe...
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Nous sommes dès lors conviés à entrer dans le temple où un grand lama officie en compagnie d'autres lamas de moindre importance. Même si le bouddhisme semble une religion plus spirituelle et véhiculant des messages de paix, elle ne comporte pas moins de rituels que les autres. Les cérémonies sont coûteuses aux familles puisqu'il faut payer les moines. Ces derniers n'ont plus qu'à arroser les billets offerts avec un peu de riz, et l'argent est bon à prendre. Au Tibet, ce sont ces mêmes lamas qui décident comment couper le corps des morts, pour l'offrir aux aigles et autres rapaces.
Pour la cérémonie à laquelle j'assiste, j'ai donc droit à une lecture des textes sacrés, quelques bénédictions à l'aide de beurre dans les cheveux puis à la bénédiction de l'argent avec le riz. Pendant ce temps, les villageois continuent de chanter dehors avec des petits lamas et le roxy continue de couler à flot.
Le début du trek est donc une succession de montées dans les montagnes et de cérémonies.
Voir vidéo Népal N°1 pour les cérémonies
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Pour ne pas succomber aux effets d'une pollution extrême, je pars donc en quête d'un autre Népal. Je laisse celui des villes derrière moi pour partir dans les montagnes, vers les sommets himalayens.
Evidemment, je pourrais partir vers le camp de base de l'Everest ou de l'Annapurna, ces montagnes mythiques appelées aussi toit du monde.
Seulement, la popularité de ces chemins les ont transformés en autoroutes et les refuges n'ont plus rien de népalais, ils possèdent même des douches, c'est dire ! Ce qui n'enlève rien à la difficulté...
Je privilégie donc une région moins connue mais à priori plus authentique. Je pars donc seul avec mon guide, qui n'est autre que Beige, m'hébergeant depuis mon arrivée au Népal. Nous partons vers le nord, et longerons la frontière tibétaine. L'accès au Tibet est actuellement fermé par les chinois, en raison du cinquantenaire de la fuite du Dalaï Lama, après l'invasion des inquisiteurs.
Paysans des montagnes, écoliers de l'extrême ou moines pourraient bien être les prochains portraits à découvrir. Seulement, il faudra probablement patienter entre quinze et vingt jours en attendant mon retour. A moins qu'Internet ne se cache aussi dans les sommets himalayens.
Le site risque donc de marquer une petite pause.
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Comme indiqué dans l'article sur mon arrivée au Népal, Katmandou est une ville sale, polluée et pourtant elle recèle quelques trésors la rendant attachante. Comme souvent depuis mon départ, les plus grands trésors sont souvent les gens.
La misère rencontrée ici est particulièrement extrême. On ne s'y habitue décidément pas. Même si la pauvreté est plutôt rassemblée près des cours d'eau, dans les points bas de la ville, on la retrouve aussi dans les quartiers touristiques. Avec les enfants des rues, il est impossible d'y échapper. Quiconque est confronté aux regards implorants d'enfants en train de mendier.
Je réside toujours dans cette maison où vit une famille népalaise de classe moyenne. Les privilèges sont rares ou même inexistants. Nous bénéficions d'environ quatre heures d'électricité par jour ( Parfois entre minuit et 4 heures du matin ). Les conditions de travail sont dans ce contexte très difficiles. L'eau est aussi une denrée rare. Nous sommes donc cinq à vivre sous le même toit, nous pouvons prendre une douche hebdomadaire avec eau froide dans une petite bassine. Sans eau, toute machine à laver le linge est une futilité. A Katmandou, le linge se lave à la main.
Pourtant, les népalais sont souriants, serviables. Leurs qualités humaines sont si grandes. Pourquoi diable les pays pauvres offrent-ils donc une telle générosité humaine ? Le marché du travail est encore plus qu'ailleurs sous tension, mais chacun travaille sans rechigner. Le continent africain m'avait profondément marqué par son humanité, le Népal agit de la même façon.
Pour s'amuser, il y a le carram Board. Il anime les soirées sans télévision. Ce jeu national fait aussi l'objet de jeu d'argent dans les rues.
Avec un petit palais jaune, il incombe de rentrer ses pions noirs ou blancs dans un des quatre trous situés aux coins de la table de jeu.
Pour les arguments architecturaux, la galerie de photos « Népal photos », donne un échantillon de ces formes hindouistes et bouddhistes.
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A chaque jour, son lot de gendarmes....JPG)
C'est pourtant avec les plus honnêtes des intentions que j'entreprends ce jour la découverte de Kathmandou à pied. La ville est toujours très sale et polluée, un brouillard recouvre toute la ville et les habitants portent pour la plupart un masque pour se protéger des poussières et de la pollution.
Je consacre le matin à la visite de temples hindouistes et tibétains avant de déambuler dans les rues au gré des intuitions.
Le temple bouddhiste Swayambhu lie le Népal et le Tibet. Ce temple a accueilli les réfugiés tibétains du temps de l'inquisition chinoise. Il abrite encore des moines ayant fuit l'invasion, il y a cinquante ans. On peut découvrir ici de petits trésors d'architectures et tous les rites liés à ce dogme.
La suite de la journée me mène dans des rues toujours très sales et animées, avant de me trouver de nouveau au centre d'un conflit étudiants relativement violent. Déjà chargé hier par des policiers à l'entrée du stade, me voici de nouveau face à eux dans la ville. Le conflit ne relève en rien du cinquantenaire de la fuite du dalaï lama, qui ne manque toutefois pas d'animer les conversations.
L'ambassade chinoise étant gardée telle une forteresse, on m'indique que le conflit oppose des étudiants. Dans 4 jours ont lieu les élections étudiantes, les jeunes qui s'affrontent sont du même parti, mais différents courants intérieurs veulent placer leur chef. Le plus simple est donc de régler cela à coup de poings et de pierres. Le conflit est violent, les gendarmes entrent dans la danse avec gaz et crosses. Les deux clans arrivent tout de même à se frapper. Je vois des jeunes sortir blessés. J'en vois un prendre une pierre sur le haut du crâne. Il saigne, deux amis le traînent hors des affrontements. Les gendarmes finiront par séparer les deux groupes, mes yeux pleurent à cause du gaz, la rue fait figure de petit champ de bataille. Cette violence juste pour prendre la place de leader étudiant, offrant un siège et donc un pouvoir à l'assemblée.
Je viens donc juste d'assister à un spectacle de démocratie à la népalaise !
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Rappelons qu'il est toujours possible de commander un cousin de Tus'ter en envoyant un mail avec vos coordonnées postales à :pottierb@free.fr
Toutes vos photos et vos messages seront diffusés sur le site.
Retrouvez toutes les photos des cousins dans la rubrique « Archive, France »
Récemment, l'un des 40 cousins est parti vers l'Angleterre, un autre devrait bientôt rejoindre la Chine. Un a déjà rejoint la Nouvelle Calédonie... Celui que DD a nommé Tus'ter II, entamme un véritable tour de France en sa compagnie. C'est donc vous qui faites voyager votre manchot, racontez donc ce que vit votre Tus'ter, chez vous ou ailleurs!
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Tus'ter a désormais 40 petits cousins en circulation que l'association "Une terre pour tous" vend 30 euros (19 euros d'achat, 6 euros de frais de broderie du foulard et 4 euros au profit de l'association ou pour couvrir les frais d'envoi)
Si vous êtes propriétaire d'un cousin de Tus'ter, nous vous proposons de le faire vivre en envoyant des photos. Si vous le souhaitez racontez ce qu'il vit avec vous. Si cette opération fonctionne, une rubrique sera créée sur le site.
Le but de cette opération au travers de vos photos ou vos récits, est de vous donner l'occasion de parler de vos expériences avec votre Tus'ter. Cela peut être lors d'un voyage, mais aussi chez vous... Tus'ter veut des nouvelles de ses cousins!
Envoyez vos photos et récits à : cousinstuster@yahoo.fr
Achetez votre Tus'ter en contactant: pottierb@neuf.fr
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A Katmandou, se déroule un grand tournoi de football, opposant le Pakistan, le Sri Lanka, La Thaïlande, le Bangladesh et le Népal.
La finale entre ces « grandes nations de football » oppose donc le Népal au Sri lanka.
Katmandou vivant au rythme des coupures d'électricité, la finale se déroule donc de jour. Le Népal étant finaliste de cette coupe, les organisateurs ont sous-pesé l'affluence record qui allait emplir ce stade.
J'arrive aux abords de l'enceinte accompagné de deux amis népalais quelques minutes après le coup d'envoi, les portes sont fermées. Nombreux sont les jeunes népalais furieux de n'être acceptés dans la fête. Certains tentent d'enfoncer les portes, je regarde cela d'un oeil amusé, lorsqu'une patrouille de gendarmes arrive et donne l'assaut !
Décidément, je deviens un habitué des charges policières...
Les supporters népalais peu satisfaits s'en prennent à une autre entrée, la sécurité est complètement débordée. Certains escaladent les murs, il y a des brèches partout, finalement les portes s'ouvrent !
Je rentre alors sans ticket assister à cette grande finale.
Il y a du monde partout, la structure réellement mise à l'épreuve. On assiste à un match de niveau moyen où le Népal paraît légèrement supérieur sans être réellement dangereux.
Le tournoi pèse probablement dans les jambes des deux équipes. On s'achemine donc vers les prolongations qui ne donneront pas plus de buts que le match. L'épreuve des tirs aux but est donc engagée.
Le Népal s'impose finalement 4 à 2 dans une ambiance de folie. Des supporters envahissent alors le terrain réprimés de nouveau par une police un peu dépassée.
La sortie du stade se passe donc sans encombre. C'est jour de fête au Népal !
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Me voici donc posé sur le dernier continent à explorer. Le choc culturel est à nouveau flagrant. Débarquer à Katmandou rappelle combien l'Australie m'avait réintroduit dans une société moderne et très organisée.
La foire d'empoigne depuis l'aéroport m'indique bien que je suis arrivé en Asie. J'ai un numéro de téléphone pour appeler la personne censée m'héberger. Impossible de téléphoner depuis l'aéroport, il me faut donc rejoindre le centre ville. Je partage alors un taxi avec un jeune couple allemand débarquant pour la première fois en Asie. Ils plongent donc dans tous les pièges tendus par le chauffeur. J'indique que je souhaite être déposé devant une boutique de téléphone pour acheter une carte SIM local. Après avoir décliné sa proposition d'achat pour mon compte, le chauffeur m'amène chez un ami qui est censé me prendre en charge et m'amener dans un bon magasin. Jusqu'alors je m'étais amusé de son manège, cette fois-ci, je m'agace et le fais savoir! J'explique aux allemands me regardant ahuris que son ami m'aurait emmené dans un magasin où on m'aurait vendu une carte trois fois son prix. De surcroit,le guide de fortune m'aurait demandé une commission. Arrivés devant un hôtel, j'abandonne mes compagnons et part en quête d'une carte. Aussitot l'acquisition faite, je reviens vers l'hôtel en question pour payer ma part du taxi. Mes amis allemands affichent fièrement que le taxi a offert la course! Normal, ils viennent de payer leur nuit six à sept fois son prix. Bienvenue en Asie!
Dans le récit, j'ai passé outre, la jungle des voitures et motos circulant sans le souci d'un quelconque code de la route, des enfants tapant à la fenêtre pour vendre une carte postale et mendier. La ville est sale, polluée à outrance et pourtant, peu à peu on intègre le tout et commence à apprécier l'ambiance.
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Mon contact est un népalais résidant dans un quartier populaire avec sa femme, leur fils de deux ans et un cousin. Je suis dès lors immergé dans la culture népalaise. Ils m'offrent un bol de soupe aux spaghettis. Le soir, ils me servent une assiette de riz et sa garniture de légumes pour laquelle il me faudrait trois jours pour la finir. Le repas se prend par terre assis en tailleur. Pour ma part, l'effort consiste à ne pas montrer que je souffre rien que de m'asseoir de la sorte. Comme la photo em atteste, la souplesse n'est pas innée chez moi... Je reprendrai une photo avant mon départ pour témoigner de mes progrès. Promis, mes genoux toucheront le sol!
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