Lac Titicaca, Puno
2008-12-28
par yann

 

Retour sur la journée du 18 décembre avant le vol!

  Le lac Titicaca a une vraie dimension particulière. Ce nom évoque des souvenirs d'écolier, des rires dLes îles Uros'enfants et un lieu si lointain et inaccessible. C'est probablement la première chose que j'ai connue de l'Amérique du Sud.
 
  Ce petit préambule, pour expliquer cette part d'émotion devant ce lac mythique. Au Pérou, il existe une population vivant encore sur des îles flottantes. Depuis Puno, il est nécessaire de prendre un petit bateau pour les atteindre. A l'origine ce sont les Uros, aujourd'hui disparus, qui ont crée cette civilisation un peu hors norme, les Aymaras ont adopté leur mode de vie à des fins touristiques. Ils sont quelques milliers à vivre sur les îles Uros.
  De l´île aux habitations, des meubles aux bateaux, tout est construit en roseau (totora).
  Les îles sont conçues sur des racines immergées, où les hommes y déposent des roseaux. Les îles sont attachées par des cordes aux poteaux en eucalyptus ancrés au fond du lac. En période de grand vent, il arrive que certains cordages cèdent, l´île part alors à la dérive. 
  Les habitants vivent de la pêche, grace à leurs bateaux en roseaux avec une tête de puma. Le tourisme et la vente de l'artisanat sont leurs autres sources de revenus.

îles UrosBateau typique Uros
  Uros   Tus'ter connait ici un succès considérable, il me permet de réaliser mes plus beaux portraits d'enfants. Les photos seront plus tard volées.
  Les adultes ne sont pas en reste devant le petit manchot, tous veulent se voir en photo à ses côtés. Un homme sera même insistant pour que je lui donne Tus'ter !
  Les femmes désireuses d'êtres les plus belles possible ramènent leurs tresses devant pour qu'on puisse admirer toute leurs décorations ( Pompons aux bout des tresses)
  Dommage que Puno n'ait en soi rien d'autre à offrir que les rives de son lacs et ses îles ! Niché au creu de la montagne, cette ville semble peu exploiter sa position.
 
  Conseil aux voyageurs: Evitez la compagnie de bus San Luis. "Plusieurs vols chaque jour" de source policière.

  Retrouvez les photos dans la galerie "Pérou photos 2"


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Machu Picchu
2008-12-23
par yann

Machu Picchu devant le Wayna Picchu

La dernière ville de cette vallée sacrée est Aguas Calientes. Elle constitue la dernière étape avant le Machu Picchu. A partir de ce lieu, les prix doublent de moitié par rapport au reste du pays, à l'inverse des prestations !

Peu importe ! A l'aube (5H30min), les chaussures sont aux pieds, le soleil est a peine levé et nous voici en route pour une heure et demi de montée intense. Le soleil pourtant bas vient malgré tout rendre cette succession de marches comme une première épreuve. Ces marches nous portent doucement d'un paysage de montagne vers une jungle d'altitude. La récompense est au bout de ce premier effort de la journée : La découverte du Machu Picchu : émerveillés au possible.

Vue du Macchu Picchu pendant la montée du Wayna Picchu

Juste le temps de récupérer avant d'entamer l'escalade du Wayna Picchu, cette montagne juste derrière qui donne toute la dimension au site. A mesure de l'ascension, l'angle de vue sur le Machu Picchu change et continue de faire rêver. En quelques heures, Tus'ter se retrouve au sommet du Wayna Picchu, sept cent mètres plus haut que le départ du matin ! Dur, mais grandiose ! Les efforts apportent toujours leur récompense. Dans cette optique, nous continuons le chemin vers le temple de la lune. Pour se faire, il faut traverser une vraie jungle, où la rencontre avec un serpent, un mille-pattes et des scarabées témoignent de la richesse de la faune et la flore locales.

Dans la difficulté physique, les rencontres avec d'autres voyageurs prennent aussitôt une dimension particulière. Une sorte de sympathie et de compassion dans l'effort s'installent.

Peu après midi, le soleil et la dépense d'energie ont eu raison de nos stocks en eau. De retour sur le site du Machui Picchu, le prix de l'eau est multiplié par 10 !!! Il faudra donc apprendre à économiser l'eau (+ de 3 euros les 65 cl!)

Temple de la luneTerrases du Maccu Picchu

L'après midi n'est pas de trop pour enfin visiter le Machu Picchu. Ce site est l'apothéose de ce que les Incas ont pu laisser. Les espagnols ne l'ont jamais découvert. Il ne le fut qu'en 1911 par un américain des Etats-Unis. Le site est donc intact et garde une réelle magie. Comme les jours précédents, on retrouve différents types d'habitation en fonction du statut social. Les temples destinés aux cérémonies et croyances sont légion.

La redescente à pied vers Aguas Calientes clôturera une journée éprouvante mais tellement riche de découvertes en tout genre.

Ayant vu et revu le Machu Picchu en photo, ayant découvert d'autres sites Incas au préalable, vivant dans une région où la pierre habite encore le paysage, je craignais une certaine déception. Ce fut exactement le contraire, ce site est un véritable enchantement où règne une ambiance magique.

Un moment fort de ce périple!

Merci à Gérard Galland de Grenoble, Jacques Villequey de Toulouse et à Bernard Meslin de Pau, tous trois auditeurs d'Allo la planète sur France Inter. Etant donné le vol de mes photos du Machu Picchu et du lac Titicaca à Copacabana, ils m'ont spontanément envoyé leurs photos libres de droits, après mon passage à l'antenne. Un grand merci à eux.

Incontournable photo!


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Fâcheuse contrariété
2008-12-19
par yann

  Après un fantastique périple entre le Machu picchu, le lac Titicaca et ses îles, j'ai pris un bus de nuit depuis Puno, en direction de Cuzco. Ce devait être ma dernière étape péruvienne...

  La compagnie "San Luis" s'avère la meilleure marché pour le trajet, elle s'avère finalement très peu sûre ! De source policière : "Un problème chaque jour ! "

  Passons sur les exploits sportifs du chauffeur pour rattraper l'heure de retard du début.

  Comme plusieurs passagers, j'ai éte victime d'un vol. Mon sac a été dépouillé de mon ordinateur et téléphone portable, de ma caméra, d'un peu d'argent et ... De ma gourde à eau!

 Toutes les photos prises depuis le Machu Picchu sont perdues...

  Dans leur grande bonté, les voleurs m'ont laissé Tus'ter et mon passeport... Un moindre mal !

  Le temps de régler ces problèmes, je m'excuse de prendre du retard sur le site et sur les réponses des nombreux messages que je reçois peu avant les fêtes...

  Il est des expériences que j'aurai préféré éviter : Investigation payante des gendarmes, déposition à n'en plus finir...

  Cela fait hélas partie des mauvaises expériences pouvant se passer partout dans le monde. Malgré tout contrarié, il me faut continuer et trouver des solutions dans un pays qui jusqu'à présent s'était montré très hospitalier...

  A très vite.

Yann et Tus'ter (sauvé) 


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Ollantaytambo
2008-12-17
par Yann

 

 Rue de Ollantaytambo
  Ollantaytambo est d’abord une petite ville. Elle est la seule a avoir gardé intact le type d’urbanisation Inca laissant imaginer leur mode de vie (Rigoles en milieu de route évacuant les eaux usées). Ollantaytambo est donc le témoin de l’urbanisation Inca. Toutefois, on s’arrête dans cette ville pour son impressionnante forteresse.
 Nous sommes ici au milieu de la vallée sacrée. Après avoir grimpé les escaliers menant en haut de la forteresse on découvre un point de vue absolument grandiose sur la vallée. Quelques bâtiments semblant inaccessibles sont érigés sur la montagne nous faisant face. L’un était une prison, l’autre de quatre niveaux et disposant de nombreuses ouvertures étaient un entrepôt pour la nourriture. Ces ouvertures permettaient au vent fréquent de maintenir les aliments dans un milieu adapté à leur conservation. 
 La prouesse architecturale de ce site démontre tout le savoir faire des Incas. Par un système de rampe, ils amenèrent des blocs de pierre depuis huit à neuf kilomètres en traversant une rivière. Le travail le plus impressionnant reste ces six blocs parfaitement assemblés pesant chacun entre 70 et 90 tonnes.
 Dommage que le temple n’ait pu être achevé avant l’arrivée des envahisseurs. Les Incas repoussant à coup flèches la première incartade des conquistadores, n’auront pas la même réussite face à la force du nombre de la seconde attaque espagnole.
 Prochaine étape : le Machu Picchu…

Les entrepôts Marches et vache d'Ollantaytambo


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La vallée sacrée des Incas
2008-12-16
par yann

 

 Terrasses 
 Lima aura été le théâtre de nombreuses rencontres en tout genre ayant parfois plus d’intérêt que la ville en elle-même. C’est aussi ici que me rejoint « my girlfriend » pour passer quinze jours sur la route.
 Comme dans toutes ces énormes mégalopoles, on trouve à Lima quelques cotés pratiques, mais les klaxons intempestifs conjugués à la pollution me poussent à prendre la route vers l’Est en direction de Cuzco. Cette ville est le point de départ vers la vallée sacrée des Incas.
 
 Tus’ter est tout heureux de partir à la découverte des mystérieuses cités Incas et d’une culture éteinte depuis l’arrivée de l’envahisseur espagnol à partir de 1536.
 Après une journée d’acclimatation à Cuzco et ses 3400 mètres d’altitude, bus locaux et « taxis collectivo » nous mèneront vers les sites extraordinaires de Pisac et Ollantaytambo. Les conditions de vie extrêmes dans lesquelles vivaient ces peuples sont déjà en soi un véritable phénomène. Les constructions sont quant à elles de véritables joyaux. Flanqué tout en haut des montagnes, juste en bordure de falaise, le site de Pisac est vertigineux. Les habitations sont en pleine harmonie avec la montagne. Seules les terrasses avec leurs murs antiérosion indiquent à l’œil que l’ouvrage humain frôle parfois l’excellence !
 Sur le site de Pisac, plusieurs groupes d’habitations et de temples sont dispersés à flancs de montagne. Des petits chemins, de somptueux escaliers en pierre et un tunnel taillé dans la roche (environ 1m50 de hauteur) permettent de relier ces différents lieux. Déjà à cette époque, les différentes classes sociales ne bénéficiaient pas des mêmes faveurs. Plus on monte vers le sommet plus la maçonnerie devient merveilleuse, plus le statut des Hommes était élevé.
 Les talents architecturaux des Incas ont aussi servi leur croyance. Le temple du soleil ainsi que différents lieux de cérémonie et de sacrifices sont de véritables trésors.
 En route vers Ollantaytambo…
 
 Tus'ter sur les pas des IncasSite de Pisac

 


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En passant
2008-12-15
par yann

 

Nous revoilà!Petites nouvelles depuis la vallée sacrée des Incas.
 
 Partis depuis quelques jours à la découverte des mystérieuses cités Incas.
 
 Chaque jour est un émerveillement, je n’ai pas de temps encore pour résumer ce que je vis.
 Je joins toutefois quelques photos de Pisac et Ollantaytambo…
 
  Vous pouvez les retrouver dans la galerie photos "Photos Pérou 2"
 
 En route vers le Machu Picchu.
 A très vite.
 
Yann et Tus’ter
 

OllantaytamboSite de Pisac


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Violon volé
2008-12-08
par yann

 

 
 Paracas faisant face à l’océan, je retrouve ici des embruns proches de ceux normands. Je pourrais presque me croire chez moi. L’océan Pacifique remplaçant la mer de la Manche. D’autant que sur ce litorral, je rencontre Seth, un Etats-Uniens. Nous sympathisons, il part pour Lima dans la journée, je décide alors de le suivre.
Le ciel, le soleil, le désert et la mer.Paracas, village de pêcheurs
 Nous arrivons dans cette capitale tant décriée par les voyageurs rencontrés au long cours. Du coup, je suis plutôt agréablement surpris. Seth connaît un hôtel pas cher dans le quartier de Miraflores. Je m’y installe donc dans un dortoir de cinq lits, où je suis seul.
 Après la visite d’un musée et un peu de temps passé ensemble à parler du monde, il regagne l’aéroport. C’est le lot des voyageurs solitaires, les rencontres sont éphémères ! On aimerait parfois poursuivre un peu plus longtemps, mais il en est ainsi.
 
 Je rentre à cet hôtel ou une vieille femme péruvienne a pris possession du piano, dans la salle commune. Elle joue divinement bien et prend un plaisir fou à se faire applaudir par les cinq ou six personnes arrêtées devant elle. Ce genre de petits plaisirs resteront aussi dans ma mémoire comme des moments intenses de mon voyage.
La vieille dame et le piano
 Je regagne ma chambre et grâce une connexion wi-fi et mon ordinateur, j’écoute l’émission « Allô la planète » sur France-Inter qui a la gentillesse de me donner la parole de temps en temps.
 Les hasards sont parfois très curieux et paradoxaux, l’émission ouvre avec l’histoire d’une femme effondrée par le vol de son violon (http://violonvole.space-blogs.com/). Devant l’émotion avec laquelle Anne pleure son violon, j’ai de la compassion.
 Quelques instants auparavant, une vieille femme péruvienne a démontré que le piano pouvait la faire vivre et vibrer en donnant du plaisir aux autres. Après cela, je ne peux être insensible au vol de ce violon et décide de l’aider en parlant de cette histoire sur ce site.
 Cela me rappelle mon départ ou le bonheur de partir sur ces routes était mêlé à la tristesse de quitter ceux que j’aime…
 Quand les paradoxes s’en mêlent et s’emmêlent…
 
 Aider Anne Germanique, violoniste professionnelle à retrouver son violon volé : http://violonvole.space-blogs.com/
 
 Découvrez toute l’histoire dans la rubrique « interview radio », du 05 décembre 2008.
 Petite vidéo de la pianiste, Vidéo N°4 « Pérou »

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Les îles Ballestas
2008-12-05
par yann

 Symbole

Après la magie du désert, je reprends mon chemin vers le nord en direction de Paracas, constituant la dernière escale avant Lima.

 Ce village de pêcheur est situé au bord de l’océan Pacifique. L’intérêt de cet endroit est ce nouveau ce symbole tracé sur la montagne. Il est un point de repère pour les navigateurs cap-horniers. Comme pour les lignes de Nazca, sa représentation reste un mystère. Est-ce un cactus, la représentation de la constellation de la croix du Sud, ou le symbole d’une caste ?
 Mais au-delà de ce symbole, les îles Ballestas sont le vrai joyau de cette région.
 A quelques kilomètres de la côte, on peut admirer des populations de phoques, pélicans, pingouins de Humboldt, cormorans… Malgré la présence importante de phoques, les oiseaux règnent en maître et envahissent certaines îles. Le vol du pélican est majestueux ! On peut penser que cette oiseau ne sait lever sa lourde et imposante carcasse et pourtant son envol est gracieux !
 La diversité animale est si riche que ces îles sont surnommées « Les Galápagos du Pérou ».
 L'île aux oiseauxUne epèce au milieu de tant d'autresPélicans et pingouins de Humboldt
   Ce petit archipel a aussi la particularité d’être un gisement de guano (engrais naturel), très exploitée au début du siècle dernier. Ces trente mètres de gisement à l’odeur si particulière ne sont désormais extraits que tous les sept ans en raison de la protection de l’île.
 
 Retrouvez les nombreuses photos dans « Photos Pérou »
Et la vidéo N°3, filmée dans des conditions de navigation agitée. Attention au mal de mer !
Cousins de Tus'terCool les phoques! 

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Le désert de Huacachina
2008-12-03
par yann

Habitants assez cool... 

 J’arrive cette fois-ci dans un véritable désert de sable. On pourrait tout à fait se croire au Sahara. Un joli petit oasis permet de se loger et de manger dans des conditions confortables. Quelques habitants tout droits revenus des années 70 vendent souvenirs et autres fossiles trouvés dans cet environnement.
 Je devais retrouver Patrick dans ce désert. C’est un péruvien qui a entrepris de nettoyer ce décor tout a fait exceptionnel accompagné de bénévoles. Le rendez-vous est pris depuis le mois de mai, seulement depuis mon arrivée au Pérou, Patrick est injoignable.
 
 En pleine journée, les températures ne permettent pas d’arpenter les dunes de ce désert. Il faut donc attendre la fin d’après midi pour pouvoir enfin découvrir l’ampleur du paysage environnant.
 Les étendues de sable sont à perte de vue. L’escalade des dunes s’avère une réelle épreuve physique. Il convient aussi de prendre une direction et de tenir le cap ! Même si ce désert n’a pas la mesure du Sahara, il aurait vite fait de me perdre. De plus, le vent recouvre rapidement mes traces, m’empêchant ainsi de semer des petits cailloux.
 OasisDunes dessinées par le ventD'autres rêveurs...
 Ce vent tourbillonnant laisse les dunes vierges de toutes traces. Seulement, il apporte une grande quantité de déchets. Comme dans tous les pays traversés jusqu’alors, la population jette facilement le suremballage des produits dans les rues.
 Ici, peut-être plus qu’ailleurs, l'agression d’un sac plastique volant est fortement désagréable: La grandeur du décor mériterait ce respect environnemental qui hélas ne trouve guère place.
 Je comprends qu’un homme ait entrepris de nettoyer ce désert. Hélas, j’ai peur que cette noble action ne soit sans fin sans l’éducation des populations. 
  Voir photos: galerie ``Pérou photos´´

Exemple de déchetsDunes de sableTus´ter aime le coucher de soleil sur le désert!


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Petits plaisirs du voyageur
2008-12-02
par yann

 

 
 Les routes s’arpentent avec la curiosité bienveillante de celui qui aime découvrir ou rencontrer un pays. Pour permettre aux autres de partager ces richesses, l’appareil photo se niche souvent dans le fond d’une poche ou d’un sac.
 Et puis il y a ces instants, au détour d’une rue ou d’un hôtel. J’y croise d’autres voyageurs et pendant une heure, parfois deux, on parle de l’Inde, de la Chine, du Rwanda, du Pérou… S’ils sont français, on parle un peu du pays ; parfois même de politique.
 On échange les courriels de visages croisés ici ou là.
  Ce sont des instants qu’habituellement je ne raconte pas, car ils sont difficilement traduisibles. Pas d’images, simplement quelques visages et puis s’en vont.
 
 Fort de ces rencontres de quelques instants, tel ce soir, je pars ensuite en quête d’une auberge. Je pousse une porte au hasard d’une rue. La salle est plutôt bien emplie. J’ai faim ! Je me replie sur un plat connu et apprécié de mes papilles.
 Arrivent alors cinq ou six jeunes gens tout juste majeurs. Quelques garçons sortent des boites et des instruments à percussions. Deux jeunes filles, nombril nu et drapées des couleurs du Pérou montent sur une estrade et se laissent envoûter par le rythme de la musique. D’aucuns désirant visualiser la scène pourront se rappeler du film: « La graine et le mulet » d'Abdel Kechiche  et de la jeune fille dansant en attendant le couscous. Fourchettes et couteaux sont posés, les filles sont jolies et leur danse envoûtante. Comme il fait bon voyager, comme la vie est belle.
 Dans une ville un peu déglinguée du Pérou, je deviens acteur de ce qui ressemble à l’une des plus belles scènes du cinéma de ces dernières années. Pas d’images pour illustrer ce billet, seulement des yeux pour se souvenir et du papier pour conter un des petits plaisirs du voyageur.

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Mystère de Nazca
2008-12-01
par yann

 

 Cette fois, la ville n’est vraiment pas intéressante (Il fallait bien que cela arrive !). Les klaxons de type sirène de police, italien et autres sons ridicules trouvent ici leur temple. De plus, un chauffeur est considéré si son klaxon retentit toutes les dix secondes. Heureusement, ce n’est pas pour la ville que l’on s’arrête à Nazca, mais bien pour le mystère de son passé.
 Le désert voisin est tracé de nombreuses lignes et figures n’étant interprétable que vues du ciel. Pourtant, ces lignes ont commencé à être tracées en l’an – 200 jusqu’aux alentours de l’an 900.
 De nombreux chercheurs se sont intéressés à l’interprétation de ces lignes, mais aujourd’hui, aucune thèse n’est scientifiquement prouvée ce qui laisse place aux interprétations les plus fantaisistes. Certains affirment que ce désert est une piste d’atterrissage pour extra terrestre d’autres vous dirons que la civilisation de l’époque était très avancée.
 Trapezes
 J’ai donc visité quelques musées et survolé en avion ces lignes et figures. Ma qualité de simple voyageur ne me permet pas d’apporter de réponse à ce mystère. Toutefois, je livrerai mon sentiment qui est d’ailleurs très normand.
 Trois thèses sont à mon sens plausibles. Etant donné que ces lignes ont été tracées durant plus de onze siècles, il est envisageable de penser que chaque époque ait voulu y inscrire des symboliques différents. A mon sens, ces lignes témoignent de travaux divers réalisés au cours des siècles.
 
   Pour commencer, j’ai assisté à une lecture des travaux de Maria Reich. Cette allemande (La femme du désert) a consacré la moitié de sa vie a étudier ce désert. Ses travaux indiquent que ces lignes sont un immense calendrier astronomique et que les Nazcas représentaient au sol les différentes constellations. De plus, elle découvre que deux des plus grandes lignes du désert sont pour l’une dans l’axe du coucher du soleil du solstice d’été et pour l’autre dans l’axe du lever du soleil du solstice d’hiver. Avec un peu d’imagination, certains symboles peuvent être la reproduction de la grande ourse et autres constellations.
 Araignée
   D’autres remarquent qu’un tiers de ces lignes convergent vers une rivière et que la plupart des symboles ont un rapport avec l’eau. Avec une heure de pluie par an, l’eau devait être le centre des préoccupations des habitants.
 
 La troisième théorie est le prolongement de la précédente. Pour certains, ces lignes et figures étaient le lieu de cérémonies religieuses. Les figures ont été tracées pour être vues du ciel car elles étaient destinées à leurs Dieux. Le nombre important de symboles liés à l’eau et à la fécondité permet de penser que ces Dieux devaient être souvent sollicités ! Chaque figure comporte une entrée et une sortie, elles pouvaient donc être le chemin d’une cérémonie.
 
 Il est aussi impressionnant que ces lignes aient traversé plus de dix siècles avant d’être découvertes lors d’un vol commercial au dessus du désert de Nazca.
 Libre à chacun d’émettre son hypothèse.
 
 Voir les quelques photos et la vidéo Pérou N° 2. Qualité de film moyenne, car le pilote au rire de Benigni s’amusait autant à faire des pirouettes dans le ciel qu’à nous faire découvrir ces lignes !
Colibri 
 

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Arequipa, ville magique
2008-11-27
par yann

 

 N’étant pas un inconditionnel des charmes urbains, j’avais trouvé en Iquitos une beauté que je pensais unique ! Seulement, je n’avais pas encore découvert Arequipa !
 Cette ville est magique. Entourée de volcans, la ville a été construite en pierre de lave blanche, ce qui lui vaut son surnom de « ville blanche ». La deuxième plus grande ville du pays a des allures de village. On rencontre facilement ici, les artistes péruviens préférant l’atmosphère d’Arequipa à celle de Lima.
Arequipa de jourArequipa de nuit
Ruelle d'Arequipa Difficile d’expliquer les origines d’un coup de foudre, puisque c’est de cela dont je parle. Il y a bien sûr les arches de cette place fabuleuse, où les volcans en arrière plan supplantent l’architecture remarquable de la ville. Le calme et cette gentillesse péruvienne semblent rassemblés ici. Les rues sont étroites, les magasins n’arborent que des enseignes légères pour préserver l’harmonie de ce centre classé au patrimoine de l’Unesco. Il semble que rien ne peut nous arriver à Arequipa. La Culture a une place importante mais aussi la gastronomie. L’occasion pour moi, sensible aux charmes bordelais, de goûter la teneur fruitée d’excellents vins péruvien.
 Tout simplement, il faut venir sentir l’atmosphère d’Arequipa et se laisser bercer par sa magie et ses trois cent jours de soleil par an.
 
 Petit aparté sur un des monuments splendide de la ville. Le monastère est une véritable ville dans la ville où un plan est au moins nécessaire pour le visiter. D’aucuns désirant approfondir leur culture religieuse seront probablement satisfaits de découvrir ce lieu où vivent encore trente religieuses ayant désormais le droit de parler et sortir. Il fut une époque où 450 nonnes vivaient ici à l’abri des regards du monde extérieur. Au delà de ce côté, l’architecture de ce lieu mérite à elle seule une galerie de photos.
 Bref, avant de partir vers Nazca et le mystère de ses lignes et de ses symboles, je conseille vivement de venir passer quelques jours à Arequipa. 
 
 

Monastèreune des cours du monastèreMonastère: Cruches pour la lessiveA tatouer, pour ``monastère break´´ (saison 1)


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Canyon de Colca
2008-11-25
par yann

 

 

 

 

  Après ce faux tremblement de terre et une nuit à Chivay, je prends cette fois-ci le chemin de  CFolklore péruvienolca. Même si les bus de touristes sont partout, l’endroit est une vraie merveille. Je traverse quelques petits villages où des enfants assurent le folklore avec leurs danses en costume traditionnel. Des femmes se prêtent au jeu des photos avec des lamas ou des rapaces. Ceci est uniquement destiné à amuser la galerie, cela manque sincèrement d’authenticité. Seules, les couleurs offertes sont magnifiques.

  La magie opère enfin lorsque apparaissent les terrasses sculptées dans la montagne. C’est la main d’une civilisation Indienne qui a créé cette harmonie fantastique depuis 1500 ans. Aujourd’hui, l’harmonie du paysage est encore parfaite.

Canyon de ColcaLe canyon de Colca est le second plus grand canyon au monde. Il s’étend sur une centaine de kilomètres avec un dénivelé allant jusque 3200 mètres. Après le village de Chivay, le canyon s’apparente à une petite vallée jusqu’au point immanquable du Cruz Del Condor.Evidemment, je suis très loin d’être le seul arrivé à ce point. Pourtant ce point de vue me fascine. La montagne est comme fendue en deux et laisse à cet endroit 2000 mètres de profondeur.

Cruz Del Condor est le point le plus connu, car il abrite… Des condors.

Pas vraiment passionné par les oiseaux, je reste pourtant béat, lorsque l’un deux passe dans le canyon. Trois mètres d’envergure et un mètre de hauteur planant juste sous mes yeux finissent  de me convaincre.

Le condor tel un avion a cette incroyable façon de voler en planant. Découvrez toutes les photos de cette expédition dans la galerie « Photos Pérou »

 

Voir vidéo N_1 "Pérou"

Tus'ter domine les terrassesCondor

Tus'ter devant le canyon de Colca

 


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Faux tremblement de terre
2008-11-23
par yann

Pampa très aride

Ce matin, nous partons pour deux jours d’Arequipa, en direction du canyon de Colca. La mauvaise surprise est le véritable flot de touristes sur le même chemin. Ce sont essentiellement des péruviens. J’apprends que tous ont fuit Lima pour le week-end où se tient une conférence des pays du Pacifique, avec la venue de Georges Bush. La capitale est donc complètement bouclée. Du même coup, j’obtiens aussi l’explication de mon problème de surbooking à l’aéroport de Lima (interview radio du 21 novembre).

Ceci étant, la première journée est une longue traversée d’une pampa de haute altitude, très aride. Toutefois, quelques troupeaux de lamas et d’alpagas trouvent suffisamment pour se nourrir. Le paysage est stupéfiant, dans un décor quasi désert se dessinent au loin d’immenses volcans frôlant les 6000 mètres d’altitudes.
Après la prise de quelques feuilles de coca, j’atteins le point haut de mon ascension motorisée, à 4850 mètres d’altitude. Plus haut que le Mont Blanc ! Tus’ter plante le drapeau de l’Antarctique… J’évite quant à moi les efforts pour le cliché de Tus’ter à cette altitude, en découvrant les limites de ma cage thoracique. Même si je ne souffre pas du mal de l’altitude, l’oxygène est plus rare! Ceci n’empêche pas les femmes péruviennes d’attendre ici la venue des touristes pour vendre quelques objets artisanaux.
Volcan Misti (5825 m)Manchot, en route vers le sommetTus'ter à 4850 mètres
 
Nous redescendons ensuite vers le village de Chivay, constituant le véritable début du canyon.
La feuille de coca n’étant pas réellement nourrissante (et efficace !), je trouve un petit restaurant dans ce village. Sitôt installé, d’énormes bruits coFemmes péruviennes d'altitudeurent alors sur le toit. La poussière envahit aussitôt les lieux. Surpris de voir tous mes voisins se ruer dehors, je fais de même en pensant le toit en train de s’écrouler. Mes voisins crient au tremblement de terre ! Finalement, le coupable désigné est le vent qui d’une bourrasque a emmené les déchets du chantier voisin sur le toit de notre restaurant. J’ai donc vécu une vraie répétition de tremblement de terre.
Cette région est très active. Eruptions volcaniques et tremblements de terre sont toujours une menace. Il est intéressant de mesurer la réaction de chacun face à une situation dramatique qui finalement ne l’était pas. Une jeune fille paniquée a enlacé son ami sans bouger de sa chaise ! Pour une fin romantique, quelle belle idée ! Pour la prochaine, je ne bouge pas en serrant bien fort Tus’ter…
Tus'ter et les lamas Décor à 4850 mètres
 
 

 


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Iquitos, la superbe
2008-11-22
par yann

 

 Quel plaisir de rencontrer une telle ville après dix jours de bateau. Iquitos garde une taille humaine, la chaleur amazonienne enveloppe la ville, le centre est très joli, très vert aussi. Les gens sont calmes, l’atmosphère est vraiment propice à la détente.
 La nuit est encore plus belle. Après les dix jours à voguer, je ne boude pas mon plaisir à marcher et découvrir les spectacles de rue et les animations du centre. Ici, de jour comme de nuit, la mobylette couverte et l'unique mode de transport. C'est vraiment sympa et pas cher du tout!
Thêatre de rueMode de transport
  Cette ville étant au bord de l’Amazone, les quartiers les plus pauvres sont situés en dessous du centre historique, juste à fleur du fleuve. Ils offrent une autre forme d’architecture. Les maisons coloniales laissent place en dessous aux maisons sur pilotis. A cette saison, le fleuve s’est retiré au plus loin. Au gré de ces flux et reflux, l’Amazone vient chatouiller le sol des maisons. La vie dans les quartiers change donc selon les saisons.
Quartier plus pauveMaisons sur pilotis
 Si les saisons apportent le changement, les gens restent égaux. Ils sont accueillants, prévenants, gentils et calmes. Ce ne sont pas des babas cool, ils ont juste cette tranquillité qui me plait.
 Comme il fait bon vivre ici…
 Je laisse de côté les excursions dans la jungle déjà goûtées avec plaisir, au Brésil.
  Après trois excellentes semaines en Amazonie, je vais effectuer un trajet en avion et rejoindre Arequipa au sud du pays.
 On va prendre un peu d’altitude…
Plaza de Armas, Iquitos

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Fin de la remontée fantastique
2008-11-20
par yann

Tout recommence donc sur un bateau de même type que pour Manaus-Tabatinga. Seulement, le voyage inaugural de celui-ci a eu lieu, il y a 40 ans ! Cette fois-ci, on ne parlera pas de repas à bord, tant ils sont immangeables. Je suis de toute façon en overdose du riz en plat unique !

Il s’avère que ces bateaux sont aussi des bus. Chaque personne agitant un chiffon sur le bord de la rive nous demande d’accoster ! La nuit, les lampes de poche remplacent le chiffon. Parfois, les passagers embarquent quelques tonnes de marchandises en sacs. L’équipage s’active donc à charger les provisions.

Une escale dans un petit village me permet d’acheter huit bananes et deux paquets de gâteaux secs pour les trois jours.

La seconde journée, les arrêts se succèdent. Vaches, canards, poulets et cochons deviennent nos compagnons de voyage sur le pont inférieur.

Il y a peu d’ambiance à bord, la route commence à être longue et les rives amazoniennes connues. Presque mêlé aux animaux, je rêve d’une chambre avec un lit.

 

Seulement, pendant mes rêveries, des douaniers investissent le bateau. Ils rentrent en avant, à l’arrière. Ils arrivent de partout, douaniers, policiers et représentants de l’Etat sont à bord et fouillent. Mes bagages n’y coupent pas, Tus’ter intrigue ! Il a droit à une véritable fouille au corps… J’indique alors son rôle de mascotte ; on me demande mon passeport ! Suis-je un exilé psychiatrique ?

Les investigations s’arrêtent sur les trois personnes d’Afrique du Sud voyageant sans papiers (volés à priori !) ! Ce sont les  personnes avec qui j’ai le plus échangé, car ils parlent anglais.

La scène devient alors surréaliste. Les officiers demandent que le français vienne traduire les échanges entre les trois prévenus et les officiels !

« Mais, c’est moi le français ! Euh… Je parle pas espagnol !»

Tant pis, il faut apprendre et illico. Nous entrons donc dans la quatrième dimension.

Les policiers me parlent une langue que je ne connais pas (espagnol), et je traduis dans une autre langue qui n’est pas la mienne (anglais)…

Même en le vivant, la situation m’amuse. J’ai conscience de l’enjeu, mais intérieurement, je souris largement. D’autant que mes trois amis ne seront appréhendés qu’à Iquitos.

Je passe les détails de l’affaire, car la suite est tout aussi cocasse. Le bateau si froid, se lie tout à coup pour les trois africains.

Un des passagers n´est pas en règle! Lequels des trois?

On en appelle de nouveau au super traducteur… Après des dizaines d’avis plus ou moins compris et mes trois compagnons qui me pressent de savoir ce qu’il faut faire, je ne sais que dire.

J’ai heureusement repéré un type semblant avoir des responsabilités sur le bateau paraissant digne de confiance. J’indiquais donc son avis, il laisse son numéro aux trois en cas de problème.

Pour leur sécurité, je laisse le en suspens la finalité. J’ai leurs emails, je vous informerai de la suite.

Pour ma part, je suis tout joyeux d’arriver enfin à Iquitos et de fouler enfin le sol péruvien.

Peu de photos pour illustrer, le contexte n'y était pas!

 

 


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