Portrait d’Hélène Goiran
2008-09-18
par yann

  Hélène vit depuis plus de vingt ans au Kenya. Entre ses safaris, son implication dans des œuvres associatives et son amour du peuple maasai, elle continue à vivre passionnément. Une vie déjà bien remplie, mais pas question de parler retraite ! 

  Petite fille déjà, Hélène rêve d’Afrique.
  Elle passe son enfance dans la région niçoise et débute sa carrière à Paris. A trente cinq ans, elle décide de dépasser son rêve et part s’installer au Kenya, avec son mari.
  En 1986, ils commencent à organiser des safaris pour les touristes et deviennent les premiers à proposer des safaris aériens.    Hélène est ainsi amenée à collaborer avec les plus grands et prestigieux aventuriers de notre époque .
Cette artisane, faiseuse de voyage devient un trait d’union entre les gens du nord et ceux du sud.

  Une passion pour cette région frontalière entre le Kenya et la Tanzanie amène Hélène a rencontrer de nombreuses communautés Maasais.
  Dans ses rêves d’enfant, elle imaginait vivre en harmonie avec les ethnies d’Afrique.
Grâce à une très grande force de caractère et une profonde humanité, Hélène est naturellement intégrée chez les Maasais.
  Le destin de cette femme est profondément lié à sa façon de penser, « L ’Afrique, ce sont les gens d’abord. Les animaux et les paysages viennent après. »

Hélène avec les enfants de l'école


   La visite d’une école ou quelques élèves sont scolarisés dans des conditions extrêmement difficiles mettra sa sensibilité à l’épreuve et éveillera chez elle, de nouvelles idées.
  En 1992, elle s’investit personnellement pour la pérennité de cette école dont elle assure encore aujourd’hui le développement et la prise en charge des enseignants via l’association qu’elle vient de créer (voir article).

  Humblement, elle ne retire aucune gloire de sa débauche d’énergie. Elle veut simplement apporter sa goutte d’eau pour aider les autres et la planète. Les Maasais ont pour philosophie de ne laisser aucune trace de leur passage sur Terre. Hélène n’écrit son nom nulle part, les Maasais ne s’y sont pas trompés et l’ont adoptée comme l’une des leurs, sous le nom de « Nosim » (Qui est toujours actif).

  Ces liens si durablement tissés conduiront un petit garçon dénommé Moï, à mettre son pas dans celui d’Hélène. Il la veut comme maman. La mère Maasai offre alors son cinquième enfant. En plus de son premier garçon, Hélène assure dorénavant l’avenir de Moï .

  En 2004, elle essuie quelques problèmes personnels et trouve réconfort au pied du Kilimandjaro, ou des femmes Maasais lui construisent et offrent quelques cases. (« boma »)
  Cette année, elle aura de nouveau le privilège d’assister à « l’enkipaata », cette fête de la bénédiction ayant lieu tous les quinze ans. Les jeunes issus de sa région arborent fièrement les couleurs françaises pour lui rendre hommage.
Ce n’est qu’un juste retour, tant sa générosité officie auprès de tant de personnes.

  Aujourd’hui, Hélène trouve un équilibre entre ses safaris, Nairobi, Oloitokitok et son « boma ». Décider de suivre cette femme au Kenya est source d’aventures, d’émotions, de rencontres et de découvertes.

  Il est des gens dont la simple rencontre suffit à rendre heureux. Celle d’Hélène Goiran marquera à n’en pas douter, la suite de mon périple.

  Courriel: helen@safarica.com

 

Hélène et les femmes Maasais

 


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