Pasang et Dheechen
2009-04-29
par yann

Comment les effets de la crise économique et le réchauffement climatique frappent aussi les habitants des montagnes népalaises.

  Dans cette remontée du Népal vers le nord, l'ascension des montagnes met en évidence le rôle important des femmesPasang et Dheechen dans cette vie rurale. Elles sont partout, portent des paniers d'une trentaine de kilos sur le dos pour amener le compost aux champs. Les conditions de vie et de travail sont durs, mais le sourire accompagnent ces gens dans leurs taches.
  Pasang Yangjen Lama et Dheechen Dolma Lama sont deux soeurs de dix et onze ans jouant dans ces montagnes avec des amis de leur âge. Pendant leurs vacances, ces filles aiment jouer à cacher un objet dans la montagne puis à le chercher. Toutefois, avant ces instants de jeux et de plaisirs, elles partent le matin chercher l'eau nécessaire au fonctionnement de la maison, pour la journée. Les petites filles arpentent déjà les chemins de montagne avec déjà de lourds bidons sous les bras. Comme tous les enfants de la régions, elles rêvent de vivre à Katmandou pour travailler dans un bureau. Pasang, la plus âgée des deux filles, souhaite même partir au Koweit comme sa grande soeur. Seulement cette dernière qui était femme de ménage revient vers le Népal subissant les effets indirects de la crise.
  Le papa des filles est mort depuis quelques années déja, c'est donc leur mère qui assure la culture de pomme de terre, blé, millet et maïs.
  Cette femme revenant des champs souhaite se changer pour poser en photo avec ses filles. Elle indique qu'« elles iront travailler en Europe, car il y a de l'argent là-bas. Moi, ma vie est ici. Mais pour elles, la vie est devenue trop difficile. Le climat change et nous rend encore plus pauvre que nous le sommes déjà ! »
  Ces petites pluies appelées « pré mousson » qui arrosaient les terres depuis le début du mois de mars, ne tombent plus. Elles sont devenues de gros orages occasionnels déversant de grandes quantités d'eau en quelques heures.
  Pour vivre ou survivre, le repas quotidien de la famille est de la farine de blé mélangée à de l'eau chaude.
  Les enfants de ces villages de montagne passent pour la plupart toute leur scolarité à Katmandou aidé par des parrains occidentaux. Ces enfants ne retrouvent donc leurs parents que pour les grandes vacances et ce depuis l'âge de sept ans. C'est aussi le cas pour Pasang et Dheechen.

La famille Sherpa, Tus'ter et moi
     


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